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J'avais été cueilli à l'aéroport par un copain de Jacques, lui aussi coopérant, Michel PompeÏ. Et nous primes aussi sec le chemin du Sud. L'Atlas saharien fut franchi de nuit, après qu'on ait failli déraper sur le verglas au col des Caravanes. Puis il y eut Ghardaïa, étonnante féérie nocturne, et enfin la palmeraie d'El Goléa - l'un des plus belles du Sahara. On se s'arrêtait pas : l'objectif était loin, on avait peu de temps, il fallait foncer. Jacques avait loué une fourgonnette Peugeot 403, dont les ressorts étaient rafistolés avec de la ficelle. Il avait aussi embauché son chauffeur, un jeune Noir jovial du nom de Lahcène. Il y avait aussi d'autres copains, ce qui faisait un convoi de 4 ou 5 voitures. Moi, j'étais dans une 2 chevaux.

Ben oui, on partait pour le Hoggar, à une époque où il n'y avait que de vieilles pistes, héritages des Français, au sud de Hassi Messaoud. Et nous n'avions pas de 4 x 4, encore moins de GPS. Nos seuls moyens d'orientation étaient une bonne vieille carte Michelin à une échelle impossible, les balises visibles de loin en loin, et le pifomètre. Cela suffit bien, et je veux transmettre ce message encourageant à ceux qui s'imaginent qu'il faut se barder d'invraisemblalbles arsenaux techniques pour oser faire 3 mètres dans le désert. L'approximation et la chance, ça marche pas mal non plus...
vive la "dodoche", le premier rallye paris le cap a été organisé par citroen et il est passé dans la région d'El Gloéa. salut!