L'oasis en 1950 décrite par René POTTIER.
" Cette palmeraie réussit le paradoxe de mourir par excès d'eau. Des forages trop nombreux, des fuites le long des tubes usés, un lac s'est crée tandis que les sels contenus dans l'eau remonaient par capillarité, formant sur le sol une croûte neigeuse.
Aprés la déception, l'émerveillement n'est que plus grand. Les palmiers s'élèvent tout droit en un jet magnifique; des ifs, telles de sombres flammes, sont plus beau que ceux des jardins les plus réputésde l'Italie; à côté, des arbres méditerrannéens, comme les eucalyptus, et d'autres arbres, nordiques ceux-là, comme des pins et des sapins, transformment littéralement ce coin d'oasis en un paradis terrestre.
Dans ce climat chaud, grâce à l'abondante humidité du sol, les rosiers se développent avec une exubérance de plantes en serre. En toute saison, quelques fleurs subsistent, mais, dès le mois de mars, les boutons se gonflent et bientôt s'épanuissent en une invraisemblable floraison.
Quant aux orangers, aux citronniers aux pamplemousses, ils donnent des fruits d'une grosseur et surtout d'une saveur inégalée. "
Cette déscription de l'oasis reste d'actualité, on y retrouve les mêmes sensations aujourd'hui encore.
Commentaires
Pas de commentaire pour cet article
Ajouter un commentaire
